Présentation

Bonjour,

L’histoire du Maroc avant la conquête arabe est souvent méconnue ; pourtant, elle est riche en événements et le pays regorge de vestiges de la période maure.

J’ai décidé de créer un blog sur les sources gréco-latines qui nous renseigne sur le pays.

J’utilise, pour ce site, tous les textes anciens disponible.

En espérant que ce blog saura retenir votre intérêt et alimenter une curiosité nouvelle pour le Maroc antique.

Bonne lecture

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Silius Italicus, Vers sur les Autololes, Ier siècle n-è

« Avec eux étaient venus les Autololes, tribu ardente et légère à la course. Ils devancent et le coursier agile et le torrent impétueux, tant leur fuite est rapide! Ils le disputent même à l’aile des oiseaux; une fois lancés dans la plaine où ils volent, en vain on y chercherait la trace de leurs pas. »

Silius Italicus, Les Guerres Puniques, Livre III, vers 306-309.

(traduction française publiée sous la direction de M. Nisard, 1855).

Pomponius Mela, Teinture en pourpre, v. 43 n-è

« Ensuite viennent des campagnes désormais plus riantes et de charmants vallons où abondent le thuya, le térébinthe, l’ivoire. Chez les Nigrites et les Gétules, qui nomadisent çà et là, même les rivages ne sont pas stériles : le pourpre et le murex donnent une teinture très efficace et les objets qui en sont teints sont partout très renommés. »

Pomponius Mela, Chorographie, Livre III, 104.

Hérodote, Troc à la muette sur le littoral atlantique, Ve s. av. n-è

« Les Carthaginois disent qu’au-delà des colonnes d’Hercule il y a un pays habité où ils vont faire le commerce. Quand ils y sont arrivés, ils tirent leurs marchandises de leurs vaisseaux, et les rangent le long du rivage : ils remontent ensuite sur leurs bâtiments, où ils font beaucoup de fumée. Les naturels du pays, apercevant cette fumée, viennent sur le bord de la mer, et, après y avoir mis de l’or pour le prix des marchandises, ils s’éloignent. Les Carthaginois sortent alors de leurs vaisseaux, examinent la quantité d’or qu’on a apportée, et, si elle leur paraît répondre au prix de leurs marchandises, ils l’emportent et s’en vont. Mais, s’il n’y en pas pour leur valeur, ils s’en retournent sur leurs vaisseaux, où ils restent tranquilles. Les autres reviennent ensuite, et ajoutent quelque chose, jusqu’à ce que les Carthaginois soient contents. Ils ne se font jamais tort les uns aux autres. Les Carthaginois ne touchent point à l’or, à moins qu’il n’y en ait pour la valeur de leurs marchandises ; et ceux du pays n’emportent point les marchandises avant que les Carthaginois n’aient enlevé l’or. »

Hérodote, Histoire, IV, 196.

(traduit par Larcher, revue et corrigée par E. Pessonneaux, 1889).

Tite-Live, Baga, roi des Maures, 206 av. n-è

« Masinissa, de son côté, en apprenant que son oncle était mort, puis que son cousin germain avait été tué, passa d’Espagne en Maurétanie. Le roi des Maures était alors Baga.

En le suppliant, en lui adressant les prières les plus humbles, il obtint de lui, pour l’escorter sur la route – faute de pouvoir en obtenir pour combattre – quatre mille Maures.

Avec eux, après avoir envoyé un message aux amis de son père et aux siens, il arriva aux frontières de son royaume, où cinq cents Numides environ vinrent à lui.

Renvoyant alors les Maures, comme c’était convenu, à leur roi, quoique la troupe qui était venue se grouper autour de lui fût sensiblement plus faible qu’il ne l’avait espéré, et insuffisante pour oser sans hésiter une si grande entreprise, pensant que par son action et ses efforts pour augmenter ses forces il réunirait encore quelques troupes, il court du côté de Thapsus au-devant du petit roi Lacumazès, qui partait pour se rendre auprès de Syphax. »

Tite-Live, Histoire romaine, Livre XXIX, 30, 1-6.

(traduit par E. Lasserre, 1949).